Pendant la semaine de Frieze, Londres est devenue une vitrine de la création africaine haut de gamme : la grande foire d'art contemporain du continent s'est tenue à Somerset House, et le premier diamantaire mondial a choisi des artisans botswanais pour se mettre en scène. En coulisses, c'est l'actionnariat de De Beers qui se joue.
1-54 : quatorzième édition londonienne, place aux modernistes
Du 15 au 18 octobre, la 1-54 Contemporary African Art Fair a investi Somerset House pour sa quatorzième édition londonienne consécutive. Nouveauté de l'année : un éclairage sur les artistes modernistes d'Afrique et de sa diaspora, avec l'exposition « West Wind », confiée à la commissaire Nancy Dantas. On y croise notamment des œuvres d'Ibrahim El-Salahi et d'Uzo Egonu.
Une grande installation occupait également la cour d'honneur, l'Edmond J. Safra Fountain Court. Pour les collectionneurs comme pour les maisons de luxe, la foire reste le rendez-vous où se mesure la cote de la scène artistique africaine.
The Art Newspaper : les modernistes entrent dans la danse · Wallpaper : le guide de la foire · Somerset House
De Beers met les artisans du Botswana à l'honneur à Frieze Masters
Du 14 au 18 octobre, De Beers est revenue à Frieze Masters avec une installation immersive conçue avec des artisans botswanais. Le message est clair : le diamant ne se raconte plus seulement par sa pureté, mais par son origine et par les mains qui le travaillent.

Pour les marques de joaillerie, c'est une tendance de fond : la traçabilité et l'ancrage local deviennent des arguments de vente à part entière, en Europe comme sur les marchés africains.
Retail Jeweller : De Beers à Frieze Masters
L'avenir de De Beers se négocie avec le Botswana
Selon Bloomberg, le Botswana était le 13 octobre proche d'un accord sur la taille de sa participation dans De Beers avec le Global Diamond Consortium, le groupe donné favori depuis juillet pour racheter le diamantaire à Anglo American. Premier producteur de diamants du groupe, le pays veut peser davantage sur la valeur créée à partir de ses pierres.
Bloomberg : le Botswana proche d'un accord
Notre lecture
Art, joaillerie, matières premières : la valeur du luxe africain se joue de plus en plus sur le continent lui-même, de l'atelier à l'actionnariat. Les marques qui veulent y vendre gagnent à y être présentes, même temporairement. Parlons de votre projet.